jeudi 22 août 2019

Les chants des supporters dans le collimateur

Ça devient très compliqué. La fessée et toute forme de violence sont interdites à l'égard des enfants, mais les instances du foot sanctionnent les supporters pour des “chants homophobes” qui sont en réalité de simples et traditionnels slogans utilisant des grossièretés («enc… !»). La présidente de la Ligue de football professionnelle relaie la réaction de la ministre des Sports stigmatisant ces «violences» et «propos discriminatoires» et élargissant le champ des mesures envisagées sur les fumigènes et les interdictions de déplacement ICI.
Le supporter fait une nouvelle fois figure de bouc émissaire d'une société incapable d'assurer la paix civile. Cette persécution du supporter s'inscrit dans la dénonciation de toute expression de cohésion comme on en retrouve chez les militaires ICI.
Au lieu de s'en prendre aux supporters, l'Etat ferait bien de montrer l'exemple. Il y a longtemps que les profs ne peuvent plus sanctionner leurs élèves dans les cours de récréation, les parents n'ont plus le droit de réprimander leurs enfants, dans ces conditions on se demande bien pourquoi s'en prendre à certains supporters et pas à d'autres ?
Car on n'a pas entendu ces femmes intervenir lors des manifestations de supporters de l'équipe d'Algérie après la victoire, sur les Champs-Elysées et dans toutes les grandes villes de France. En arborant le drapeau du FLN, des voitures ont été incendiées, des magasins pillés et des slogans insultant la France n'ont pas fait l'objet de mesures particulières ICI.



Le supporter, comme le soldat, fait partie des derniers à utiliser et entretenir un répertoire de chants, ainsi qu'à faire la démonstration publique de mouvements collectifs de cohésion. Ces techniques d'expression ont été étudiées par McNeill, montrant leur importance dans la vie des sociétés ICI.

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